DOMOCAN : mise en service

 

Je viens de mettre à profit une semaine de vacances pour mettre un bon coup de collier sur l’installation du système domotique Domocan chez moi. La maison n’est pas encore sous contrôle total de Domocan,  mais voici déjà une petite synthèse de cette aventure.

Réalisation des cartes Tout d’abord il a fallu faire le choix de la version des cartes DOMOCAN que j’allais utiliser : Bigonoff qui a conçu ce système nous met à disposition les cartes originales qu’il utilise chez lui. Par ailleurs, plusieurs personnes se sont basés sur les schémas de base pour concevoir des cartes prévues pour la mise en boîtier dans des coffrets au format DIN. Cette solution m’avait beaucoup séduit initialement, pour le coté « propre » de l’installation. Le prix d’un coffret 72 module m’a bien refroidi. Je suis donc parti sur les typons originaux, qui ont de plus l’avantage d’être éprouvées par leur auteur et bien d’autres utilisateurs. Lors de l’étude initiale, j’avais calculé que j’aurais d’une cinquantaine d’entrée et autant de sorties si je voulais piloter toutes les prises, tous les interrupteurs, et tous les points lumineux avec la domotique. Les cartes entrées et sorties Domocan ayant chacune 16 canaux, il me fallait donc 4 cartes d’entrée et 4 de sortie. Par ailleurs vu la criticité de l’installation pour la famille, je souhaitais absolument avoir des cartes fonctionnelles en réserve, pour pouvoir remettre en route le système rapidement, sans avoir à me poser de question en cas de problème. J’ai donc réalisé 6 cartes d’entrée, 6 cartes de sortie, 2 cartes d’interface RS232 et 1 cartes cartes synchro secteur, bref une belle quantité de cuivre ! Et encore, ayant pour projet initial de fonctionner en mode centralisé, je n’ai prévu ni carte horloge, ni carte afficheur. Globalement, la gravure de ces cartes à été une belle galère. Bien que leur auteur affirme qu’elle soient accessible à tout amateur « normalement constitué », les pistes sont tout de même relativement fines, avec des passages entre les pastilles de CI. Pour faciliter la gravure, beaucoup de piste auraient pu êtres élargies aux endroits ou la place est disponible sur le circuit. De mon point de vue, ce n’est clairement pas une réalisation simple. En plus des difficultés liées à la finesse de la gravure, j’ai eu de gros problèmes de courts-circuits difficiles à diagnostiquer, qui n’ont finalement été résolus, sans que je comprenne bien pourquoi, par un nettoyage énergique des restes de flux avec une brosse à poils durs et de l’acétone.

Cartes d’entrée

Les cartes d’entrées sont les plus grosses cartes, en taille et en nombre de composant. J’en ai prévu 6. Il est prévu pour ces circuits la possibilité d’alimenter les entrées via une alim externe. J’avoue que je n’en comprend pas très bien la raison, vu la faible consommation de courant, et le fait que la masse des optos des entrées est de toute façon commune avec la masse du bus CAN. Tous les utilisateurs, et l’auteur lui même, utilisent généralement l’alimentation 5V du bus pour les entrées. Malheureusement, rien n’est prévu pour connecter simplement le 5V du bus. Il faut donc strapper la patte de sortie du régulateur avec un fil. Cela ne présente pas de difficulté et fonctionne très bien, mais c’est vraiment pas élégant. L’idéal serait d’avoir la possibilité de faire le choix d’utiliser l’alimentation commune ou une alim externe via un cavalier par exemple.

Cartes de sortie gradateur

La carte de synchro secteur ne pose pas de problème particulier car elle est très simple. Suivant la recommandation de la doc, j’ai utilisé un transfo largement dimensionné. Quand au transistor, j’ai utilisé ce que j’avais sous la main.   Pour les sorties, le système Domocan sépare d’une part un étage de commande et d’autre part un étage de puissance sur des cartes distinctes. L’étage de puissance étant lui même composé d’une carte fond-de-panier sur laquelle viennent s’insérer des cartes individuelles pour 2 sorties. Malheureusement, les connecteurs pour carte enfichables utilisés par Bigonoff n’étant plus dispo, il m’a donc fallu identifer une solution alternative et refaire le routage des cartes. J’ai déjà décrit mes cartes fond-de-panier dans un autre billet. A l’usage, j’en suis très content. La consommation de borniers est impressionnante, mais au moment du câblage cela m’a facilité grandement la vie pour distribuer les phases sur les différentes sorties.   Le connecteur fond de panier donné pour 5A par contact et 2 contacts sont utilisés en parallèle pour chaque sortie. Pour l’instant, je n’ai fait que des modules de sortie gradateur dont le filtrage est dimensionnés pour passer 500W. Cependant, les triac passant 12A, je pense qu’ils pourraient tout a fait être utilisés pour commuter des charges plus importante si on les utilise en tout ou rien. Le point limitant au niveau de la puissance étant la self donnée pour 5A max. Pour palier à cela, je compte réaliser prochainement des cartes enfichables utilisant des relais, compatible avec la carte fond-de-panier pour commuter des charges importantes comme le petit radiateur électrique de la salle de bain. Mon principal regret est d’avoir utilisé des connecteurs db25 femelle sur la carte de puissance et la carte de commande, qui m’impose donc l’utilisation d’un câble prenant une place folle dans l’armoire pour relier les deux cartes. En utilisant des connecteurs mâles et femelles, les cartes auraient très bien pu être connectées directement l’une à l’autre.

Cartes d’interface

En l’état actuel des choses, DOMOCAN offre 2 solutions pour interfacer le bus CAN avec un PC : Soit une carte d’interface CAN/RS232 qui nécessite un port série, soit la version ethernet qui permet d’accéder au BUS can par un réseau IP classique. Le gros avantage de l’ethernet est qu’en branchant la carte sur un routeur, on peut accéder au réseau DOMOCAN depuis internet, éventuellement même depuis l’extérieur de la maison. Par contre, le composant ethernet original utilisé par Bigonoff quand il a conçu cette carte n’est plus disponible, et un certain flou règne sur la compatibilité des nouvelles versions. Pour assurer le coup, je me suis donc contenté dans un premier temps d’une interface série, basée sur des composants bon marché que je possédais déjà dans mes boites. Maintenant que tout fonctionne, je vais quand même regarder pour réaliser une carte ethernet. D’autant plus que les mecs sur le forum Domocan ont fait un super boulot de développement d’une interface web graphique.

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