Reprap, quoi de neuf ?

Reprap quelques nouveautés intéressantes. Les choses ont énormément bougé depuis ma petite review de l’année dernière sur les reprap/repstrap. Si on en croit les analyste de chez Gartner, 2012 est l’année ou l’impression 3D à atteint le pic de son cycle de « branchitude » (je suis preneur d’une meilleure traduction de « hype cycle » ^_^). En résumé, même si de manière générale, les attentes affichées vis à vis des technologies d’impression 3D sont généralement excessives, on en a jamais autant parlé, et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle pour la reprap. Courbe de Gartner 2012 Une des conséquences, est que beaucoup ont tenté l’aventure de la création d’entreprise autour des imprimantes 3D à bas coût  Il est devenu relativement aisé aujourd’hui soit de se procurer les pièces nécessaires pour monter une reprap, soit d’en acheter une pré-assemblée. Les prix ont aussi, logiquement, subit une baisse (au moins pour les pièces, c’est moins vrai pour les machines).

Beaucoup de ces vitrines ne proposent que de revendre des objets basés sur designs opensources crées par d’autre et repris à l’identique, mais certains méritent d’être cités pour leurs efforts dans l’ingénierie de machines originales.

Makergear

Makergear, un des pionniers du domaine qui propose ses imprimantes « Mosaic » en forme plutôt originale de demi cube, avec des guidages linaires industriels. Initialement en contreplaqué découpé au laser, des versions en métal ont également fait leur apparition. L’accessibilité des éléments mécaniques est très bonne, pour la rigidité j’aimerai bien savoir ce que cela donne. MakerGear Mosaic Lasercut  MakerGear Mosaic with metal frame

Makerbot

Egalement l’omniprésente Makerbot qui accouche, après sa thing’O'matic et la Replicator originale (en bois) d’une imprimante « Replicator 2″ avec un châssis en métal d’une finition exemplaire. Si on en croit les review, la machine est plus grosse, plus rapide et plus rigide que ses ancêtres. makerbot replicator 2 Changement important : cette machine n’est pas OpenSource. C’est un virage à 180° pour Makerbot dont le patron, Bre Pettis, plaidais il n’y a pas si longtemps pour l’open source et son éthique. D’un coté, la communauté Reprap a fait le socle du succès de Makerbot en tant qu’entreprise, et il est regrettable de les voir lui tourner le dos aujourd’hui. D’un autre coté on peut comprendre que Makerbot ai plutôt mal vécu le fait de voir ses designs exploités sans la moindre modification dans une campagne de crowdsourcing dévoyée sur kickstarter. Les modifications récentes des conditions d’utilisation de Thingiverse ont contribué à les couper un peu plus de la communauté opensource. En effet, dans leur nouvelle version, ces conditions stipulent que Makerbot devient propriétaire des données postées sur Thingiverse. Cette modification des conditions est justifiée par Makerbot comme étant nécessaire pour pouvoir manipuler/déplacer/sauvegarder les données sans encourir de risque légal de leur coté. Quoi qu’il en soit, pas mal d’utilisateurs, avec Joseph Prusa en tête de file, se sont engagés dans un mouvement « Occupy Thingiverse » en retirant tous leurs objets de la base. Joseph Prusa message posted on thingiverse

Mendelmax

Rien de révolutionnaire ici. Il s’agit d’une reprap Prusa où l’armature en tige filetée est remplacée par des profilés en aluminium extrudés. Cette machine offre donc une rigidité accrue, et un réglage facilité. Le coût des profils alu est malheureusement significativement plus élevé que celui des tiges, et leur approvisionnement beaucoup moins évident pour monsieur tout le monde. Pour le reste, l’axe Z reste le même que celui de la Prusa originale. Cette machine est vendu en kit par RepRapPro, la boutique fondée par le père de la reprap, Adrian Bowyer. Ultimaker

  1. Bon article :) tout le débat est là, open source ou pas, est ce une bonne chose? il est clair que virage à 180 dégrés à fait tort.

Laisser un commentaire